Bâtiments historiques
Bourail d'hier

La ville de BOURAIL fut fondée en 1867 par le gouverneur GUILLAIN.
Au début, centre pénitentiaire, créé par une poignée d’hommes (soldats et condamnés), Bourail devient au fil des décennies un village coquet.
Fin 1867, l’effectif des condamnés est de quarante pour arriver un an après à soixante -dix-neuf personnes.
A la fin des années 1870, le centre, avec ses constructions principales telles que l’hôtel du commandant, le pénitencier des hommes et des femmes, le poste militaire, le carré des officiers, le magasin de subsistances, la briqueterie, le four à chaux, l’école, la poste, le carré des libérés, son réseau de voiries, ses installations portuaires …donne l’image d’un gros bourg où 400 familles d’origine pénale forment une population de 1650 personnes.
En 1894, la décision de cesser l’envoi de nouveaux transportés à la Nouvelle-Calédonie va freiner cet essor.
Après la fermeture du bagne, Bourail devient un village à part entière. Les bâtiments administratifs sont vendus à des particuliers et les activités agricoles et industrielles prospéreront avec l’Education des enfants et la mise en liberté des condamnés.
D’autres centres plus excentrés, comme Téné, la Taraudière, Boghen ou Nessadiou et Gouaro, ont aussi participé largement à cet élan.
Les bâtiments historiques
Le couvent
Ouvert en 1870, il recueille des femmes condamnées de droit commun, qui font acte de candidature pour fonder un foyer en Nouvelle-Calédonie pour éteindre leurs peines. Géré par les sœurs Saint-Joseph de Cluny, le condamné libéré en quête d’épouse vient choisir l’élue , dans le kiosque ,sous la houlette des sœurs . Ce bâtiment est reconverti en école rapidement, puis en internat communal et en cantine dans les années 1960. Il accueille maintenant en ses murs, des associations de personnes âgées, une école de danse et diverses activités communales.Le magasin aux subsistances
Ancien magasin de l’Administration Pénitentiaire, le magasin est plus connu sous le nom de «magasin des subsistances». C’est ici que les nouveaux titulaires d’une concession agricole viennent s’équiper en habillement, couchages et vivres qu’ils perçoivent pendant les 30 premiers mois de leur vie libre. Cet immeuble devient ensuite, une école, un lieu de culte, souvent endommagés par de violents cyclones, comme l’église du village en 1932, puis une fromagerie de 1938 à 1949. Il est ensuite cédé à l’administration coloniale. Puis la mairie le rachète et sous l’impulsion de la commune et de bénévoles sous la houlette de l’association «Passé de Bourail» il est enfin transformé en Musée.
Le poste militaire
Construit en 1868 pour les militaires de la colonie, placé sur les hauteurs comme un fort, il peut déjouer toute attaque surprise. Dés 1888 il est affecté à la gendarmerie, qui en garde encore la jouissance. Il n’en reste que le mur d’enceinte, flanquées de deux pittoresques tours d’angle, dites «tours de guet».![]() |
![]() |
![]() |


