Conférence de presse du Maire
Cette conférence de presse est organisée par l’équipe municipale pour faire une mise au point sur le drapeau et ce, suite aux déclarations de monsieur Charles PIDJOT dans les médias ce week-end.
La commune de Bourail n’a jamais émis aucun vote contre le drapeau.
A la demande d’un groupe d’élus, nous avons voté le 25 août 2010, un vœu demandant à Pierre FROGIER Président du RUMP - Député de la Nouvelle-Calédonie, de venir présenter ses motivations sur ce choix de faire monter le drapeau du FNLKS qu’il a tant combattu.
Une réponse de monsieur FROGIER nous est parvenue le 10 septembre 2010 nous opposant un calendrier chargé à cette période et nous proposant de reprendre contact à son retour pour fixer la date de sa visite.
Malgré une relance le 11 janvier dernier, nous restons toujours dans l’attente d’une disponibilité de monsieur FROGIER.
Je précise que la commune de Bourail dont je suis le maire n’a jamais reçu de monsieur Charles PIDJOT quelconque ultimatum pour la levée du drapeau.
En premier lieu je lui aurais répondu que le Maire ne s’arroge pas tous les pouvoirs ; nous sommes en démocratie et Bourail toujours Commune d’Etat.
En l’absence de directive Nationale, c’est le conseil municipal organe décisionnel de la commune qui doit se prononcer.
Par ailleurs, il aurait été facile à monsieur FILLON – premier ministre de prendre un décret d’application pour la levée du drapeau sur le Pays suite aux accords passés entre eux, dont certains ne sont pas dévoilés.
Ou alors au congrès de Nouvelle-Calédonie de voter une loi de pays.
Où est l’obstacle ?
A défaut, le conseil municipal élu démocratiquement, doit être consulté, comme pour toute décision importante et celle là est précisément une décision importante notamment pour nous qui avons voté OUI pour les accords de MATIGNON et OUI pour l’accord de NOUMEA et ce sans hésitation, sans condition.
Comme tout progressiste, j’attends personnellement les signes identitaires, « le nom, le drapeau, l’hymne, la devise, les graphismes des billets de banque qui doivent être recherchés en commun pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous », pour que l’on arrive enfin à une citoyenneté Calédonienne sans aucune ambiguïté.
L’accord de Nouméa prévoit ce drapeau et celui-ci doit être décidé par le peuple CALEDONIEN.
La commune de Bourail et les élus municipaux ne sont pas inféodés à un groupe politique et ne font l’objet d’aucune manipulation.
Le groupe d’élus « intérêt communal de Bourail » a été élu sur un projet pour la commune de Bourail ; la diversité politique est un des éléments qui compose la liste ; elle nous a permis de remporter les élections en 2008.
Dans cette liste d’entente, il y a certainement des élus qui sont autant indépendantistes que monsieur PIDJOT.
Pour ce qui nous concerne, la construction du Pays nous la faisons depuis des décennies.
Nous adhérons à l’association des Maires de Nouvelle-Calédonie au sein de laquelle un travail phénoménal est réalisé ; nous abordons régulièrement les vrais problèmes de fonctionnement des collectivités communales et allons tous ensemble de l’avant.
Nous sommes au travail sur le terrain avec notre jeunesse, dont une partie est en déviance ; nous travaillons pour construire un destin commun ; ce ne sont pas des paroles mais des actes qui ont bâti la SEM Mwé Ara avec, le GDPL, la Commune, l’association des actionnaires Bouraillais, la Province Sud afin de soutenir tous les projets économiques sur le domaine de Gouaro-Déva.
Pour répondre à l’aspiration de nos jeunes, pour créer de l’emploi, pour acquérir une indépendance financière, pour tendre vers la réussite sociale, pour sortir de la précarité, pour faire front face à la petite délinquance en leur procurant du travail et des visions d’avenir.
C’est cela notre travail de construction du destin commun ; c’est ce travail de tous les jours que nous réalisons sans grand discours et avec modestie.
Le 15 février 2011
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